Adrien M & Claire B: Hakanaï

Chudoscnik Sunergia présente
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Dans un dé virtuel, une danseuse rencontre un univers graphique changeant – un monde synesthétique de ton, d’image et de danse.

Hakanaï est un solo dansé en forme de haïkus visuels, dans un boite où se meuvent des images vivantes. Hakanaï s’écrit dans la langue japonaise en conjuguant l’élément qui désigne l’homme et celui qui désigne le songe.
Il définit ce qui est impermanent et ne dure pas. Ce qui est fragile, évanescent, transitoire. Une matière insaisissable. Une expérience immersive.

Hakanaï est une performance chorégraphique pour une danseuse évoluant dans un cube d’images mises en mouvement en temps réel par un interprète numérique. Un cube de tulle blanc constitue l’espace de cette performance. Un dispositif de quatre vidéos synchronisées projette sur les tulles un univers graphique en constante évolution, généré en temps réel et interprété par un artiste à la manière d’une «partition numérique». L’interaction nait de la combinaison de ce suivi humain et de dispositifs automatiques. Le corps d’une danseuse entre ainsi en dialogue avec ces images en mouvement, formes simples et abstraites en noir et blanc. La création sonore est également réalisée en direct, créant ainsi une synesthésie complète son-image-danse.

Pour les spectateurs, il s’agit d’une expérience sensible en plusieurs temps. Ils découvrent tout d’abord l’installation, se placent tout autour, et se laissent immerger dans les images projetées. À l’arrivée de la danseuse, la chorégraphie commence. Celle-ci porte une écriture spécifique, performative, chargée de l’énergie de l’improvisation, du geste, dans une recherche d’un mouvement brut, non sophistiqué, réduit à son essence. C’est une série de tableaux, s’enchaînant comme on tournerait les pages d’un recueil de haïkus. A la fin de la représentation, les spectateurs peuvent prendre le temps de déambuler dans l’installation, à l’endroit même que la danseuse a arpenté, chargé de ce qui a été traversé. Ils peuvent prendre la mesure de l’espace et vivre de l’intérieur ce monde visuel en mouvement, franchir la frontière de la scène et entrer dans le décor, interagir avec le dispositif.

Dans le cadre de

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