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Fùgù Mango live à Eupen

Chudoscnik Sunergia présente
A l'invitation de Chudoscnik Sunergia, le groupe belge Fùgù Mango sera sur scène pour la première fois au centre culturelle le 21 avril dans le cadre de leur tournée de sortie d'album "Alien Love". L’ouverture du concert sera fait par le trio d’Eupen blacksquarepatchwork. Le concert débute à 20h30. Le public peut entrer la salle à 20h00. Après les deux concerts Strange Agency et Out of Contol vous invitent à une afterparty drum ‘n’ bass.

Fùgù Mango est la preuve que l’époque n’est pas à la défiance ni au repli sur soi. Depuis Bruxelles, le combo chimiste assemble et brasse ses mélodies aux pulsations africaines, faisant de la capi­tale belge le nouveau point de convergence entre l’afro beat et la pop. « On aime autant Danyèl Waro que The Knife, Peter Gabriel que Glass Animals », clame Vince, chanteur de cet ensemble capable de souffler le chaud et le froid avec virtuosité. Pétri autant de douceur vocale que de fièvre tribale, Fùgù Mango c’est l’histoire belge d’un métissage cardinal. Au Nord la mélodie, au Sud le rythme et à l’Ouest du nouveau. « Le groupe est né au festival Rock en Seine en 2011. En voyant The Streets célébrer son dernier concert avec son public, on a ressenti l’envie de faire une musique qui pousserait les gens à sortir de leur état normal. » Une rencontre avec Anne Fidalgo, alors DJ à Bruxelles, achèvera de poser les bases du trio.

Les scènes et festivals qu’ils ont écumés (Eurosonic, le Printemps de Bourges, Europavox, le Paléo Festival, ou bien une tournée dans les Balkans où ils croiseront notamment Django Django) résonnent encore des coups de boutoir de Mango Chicks, premier EP paru en 2016. Les promesses de ce premier opus sont désormais en passe d’être tenues par Alien Love, tout premier album d’une formation composée donc des frères Lontie (Vince au chant, claviers et percussions et Jean-Yves à la guitare) et d’Anne Fidalgo elle aussi au chant et aux claviers autant qu’à la basse. Ses rôles comme ses frontières musicales ne sont jamais clairement définis et le groupe explore à travers ces 11 chansons, un territoire encore plus vaste. En effet, à son ADN dansant et exalté se greffent désormais des pampilles électro (Black Powder) et des résurgences eighties (Silencio) pour un ensemble riche, nuancé et subtil qui ne sacrifie plus tout au rythme et à la transe. Fleetwood Mac – autre source d’inspiration du groupe – portait en son temps le brassage en bannière et la mélodie en principe. Et à bien écouter entre les nappes électro, le spectre américain de la formation londo­nienne erre bel et bien sur l’album.

Le voyage sonore se révèle aujourd’hui plus vaste encore parce qu’il démarre sur les terres de Luuk Cox (Shameboy), réalisateur de cet album (architecte entre autres de Stromae, Girls in Hawaii ou Roscoe), qu’il s’est poursuivi entre les mains de Ash Workman qui en a assuré le mixage (et dont les talents de pisteur ont révélé Christine and the Queens ou sublimé tous les albums de Metronomy depuis English Riviera en 2011), et qu’il s’achève enfin par le mastering d’Alex Gopher à qui Alien Love doit son homogénéité. Trois étapes cruciales, trois noms, trois éléments venus se joindre aux laborantins belges pour une expérience chimique, organique et fusionnelle. Le titre Alien Love qui prête son nom à l’album donne le ton d’un ouvrage où la mélancolie répond à la syncope rythmique, où les timbres fragiles – tantôt de Vince, tantôt d’Anne – disent le désenchantement urbain autant que l’espoir d’un ailleurs. Les voix s’y complètent dans de sublimes harmonies qui invoquent par­fois Romy Madley Croft et Oliver Sim, le binôme de The XX.

La suite invite à la transe autant qu’à la contemplation, mais toujours, la vie et ses pulsations re­prennent leurs droits dans un ensemble de pop jouissive. Blue Sunrise – et son refrain susurré et implacable – en est l’un des plus parfaits exemples ou Liar qui, après une ritournelle d’ouverture, déroule une partition colorée eighties. De l’arythmie solaire de Summer Days, on se reposera dans la brume tiède et vocale qui nimbe Black Powder. Le voyage est riche, lointain et rythmé, et Fùgù Mango s’y impose comme le nouveau tour-opérateur d’une pop mondiale, inspirée et globe-trotteuse.

Support: blacksquarepatchwork

A bord en tant qu’acte de soutien: blacksquarepatchwork composé de Peter Baumgarten, David Hennes et Christophe Beckers. Du scratchy beats au violon soyeux et de la musique de film à la pop – blacksquarepatchwork coud divers matériaux musicaux ensemble comme des fils.

Afterparty de Strange Agency presented by Out of Control:

Après le concert (à partir de 23h30 environ), il y aura une afterparty de Strange Agency présentée par Out of Control avec les quatre DJs Drum & Bass Jst, M73, Micronox et M-Sloth. L’Afterparty aura lieu à l’occasion du cinquième anniversaire de l’agence et est gratuit pour tous ceux qui ont acheté un billet de concert Fùgù Mango. Pour les visiteurs qui viennent seulement à l’afterparty il y a des billets au prix de 6 € en prévente et à la billeterie.